Les chemins d’Alana, de Mido
Alana n’est qu’un bébé lorsque son papa disparaît en mer. Sa grand-mère pourrait lui parler de ce père qu’elle n’a pas connu, mais elle s’enferme dans un mur de silence. Mamie Rose est méchante, à l’image de ce Bugul-Noz, créature des légendes bretonnes, dont l’ombre s’étend sur les pas d’Alana. Ne pas se retourner et prendre le bon chemin. Est-ce bien celui-ci qu’Alana s’est choisi ? Une belle intrigue qui nous emporte, à la tombée de la nuit, là où résonne le chant lugubre de l’engoulevent.
Comme le noir et le Blanc, d’Erwan Bargain
Il était une fois dans un petit village au creux d’une région baignée de lumière un garçon nommé Sirius qui avait tout pour être heureux... enfin presque tout ! Car Sirius n’est pas vraiment comme les autres enfants et il se sent rejeté. Prêt à tout pour trouver une solution à son terrible problème il décide de quitter sa famille pour partir à la recherche du sorcier tout-puissant qui saura l’exaucer. Au fil de ses rencontres, découvrira-t-il que le bonheur n’est pas toujours là où on l’attend ?
Le temps du trajet, de Philippe Lebeau
Ils sont quatre auprès de la piscine du camping niché au bord du lac de Serre-Ponçon, François, Camille, Juliette et Antoine. Ce sont les premières véritables vacances de la famille Jacpierre depuis des années. Un calme bucolique inonde de son ombre bienfaitrice ce petit coin d’éden. Le téléphone portable sonne la fin du paradis. Quelques secondes et le vert, le bleu, la montagne et le soleil s’embrument. Saint Vincent les Forts, Landerneau : 1280 kilomètres avec les détours, 17 heures de voyage avec les pauses, le temps du trajet pour traverser la France d’est en ouest, du sud au nord pour rejoindre Maxime, l’aîné de François, cause de cet appel. Dans la vieille Logan, la Vie. Celle des années 80, 90, 2000. Entre les brioches, les pommes et les bananes, dans le huis-clos de l’habitacle, le temps. Celui de raconter la chanson, le théâtre, le syndicat, la politique, la ville, la montagne, les rires, les larmes, la vie, la mort, l’amour ; surtout l’amour, toujours l’amour. Le temps de rejoindre Maxime et de suivre un nouveau trajet.
Au clair de la dune, de Rémy Lasource
Arnaud, ex-flic reconverti en serveur, vit à Biscarrosse avec Claire à qui il a promis d’abandonner ses habitudes de Shérif. Lors d’une fête il boit un punch qui contient de la Flakka, la drogue du Zombie. Celle-ci le confronte à ses vieux démons et provoque un AVC à l’une de ses amies. Hanté par des évènements jusque-là refoulés Arnaud se découvre fragilisé par son passé. Il fait appel à ses amis policiers pour retrouver le dealer dont la rumeur dit qu’il est intouchable, parce que protégé par un service de police. Arnaud aura à mener une enquête musclée, croisant sur sa route une violence qu’il espérait ne plus retrouver, au risque de se perdre. 3è opus de la série des thrillers océaniques sur Biscarrosse, « Au clair de la dune » peut se lire indépendamment des autres. Après avoir fait des études de droit, Rémy Lasource est devenu fonctionnaire. Il a travaillé quelques années en banlieue nord de Paris au contact des policiers et des magistrats, et vit aujourd’hui en limousin. Édité chez Ex Aequo pour ce douzième ouvrage, il est jury du prix Zadig de la nouvelle policière.
Les Bébés flingueurs, de Sébastien Gayet
Zack et Malouka, 10 ans, sont inséparables. Ensemble ils décident de devenir des justiciers anonymes pour lutter contre l’égoïsme, l’intolérance ou la méchanceté. Sous le nom de code "les Bébés Flingueurs", le duo intrépide décide de donner une bonne leçon à plusieurs personnes de leur village quels que soient leur âge et leur position ! Pour un monde plus juste. Mais leurs interventions "un peu spéciales" créent pas mal de remous. Une enquête est ouverte. Les deux enfants seront-ils démasqués ? Après avoir été journaliste de presse écrite durant une vingtaine d'années à Lyon puis en Ardèche où je vis, j'ai eu la chance de travailler au sein de l'équipe qui a réalisé le fac-similé de la grotte Chauvet comme responsable de la communication et des relations presse. Cette expérience m'a permis d'écrire mon premier livre jeunesse "A la découverte de la grotte Chauvet" (Actes Sud Junior, Prix Amerigo Vespucci Jeunesse 2016)
Pièges à conviction, de Liliane Avram
Alors que le commandant Marnier s'apprête à partir en vacances dans le Poitou, un dangereux criminel que le policier avait arrêté quelques années plus tôt, parvient à s'évader. Une fois arrivé à destination, Marnier apprend avec stupeur le meurtre de maître Montiel, le notaire qui lui a vendu sa longère poitevine. Dans la foulée, son collègue resté à Paris, lui révèle que deux hommes se sont fait poignarder, en pleine nuit, à une heure d'intervalle ; crimes que la police attribue aussitôt à Léo Lafargue, le criminel en cavale. Ces trois homicides commis en deux jours commencent à éveiller la curiosité du policier, d'autant plus qu'un mystérieux visiteur a tenté, cette nuit, de pénétrer chez lui. Et si c'était Lafargue ? Entre le Poitou et la région parisienne, les pièces de ce puzzle vont peu à peu s'assembler et entraîner le policier à enquêter officieusement sur ces affaires. Un évadé en cavale, un notaire assassiné dans le Poitou, deux hommes retrouvés poignardés à Paris... Le commandant Marnier va alors découvrir que ses vacances ne manquent pas de piquant !
Des têtes dans le désert, d’Isabelle Richard
À Ciudad Juarez, ville tentaculaire à la frontière nord du Mexique, des centaines de filles et de jeunes femmes disparaissent. Mondialisation, cartels de la drogue ou tueur en série, trafic d’êtres humains, qui est responsable ? Si les faubourgs les plus pauvres s’enlisent dans la peur, la vie continue malgré la psychose. L’espoir d’une vie meilleure de l’autre côté, chez les gringos, amène ici quantité d’hommes et de femmes prêts à tout pour traverser clandestinement : travailler pour un salaire misérable dans les maquiladoras, ces usines d’assemblages implantées en masse à la lisière du désert, se prostituer en espérant gagner l’argent des papiers, voler, tuer, mourir. Oscar, un ancien flic, vigile dans un bar de nuit, mène l’enquête aux côtés d’Éva, une jeune Américaine hantée par son passé. Entre fatalisme et rébellion, nombreuses sont celles qui tremblent pour leurs proches. Graciela, Ester Luna, Maria, Griselda, toutes invoquent leur sainte patronne, la Vierge de Guadalupe. Mais pour que cesse cette descente aux Enfers, il faudra bien plus que l’intercession d’une madone. Mexique, Amérique Centrale, Amérique du Sud, l’auteure s’est depuis longtemps prise de passion pour ce continent, sa générosité et sa richesse, son histoire, sa lumière, ses excès et ses contradictions. « Des têtes dans le désert » est le premier volet des aventures mexicaines d’Éva et Oscar.
Un Cadavre à la consigne, d’Isabel Lavarec
Ce roman historique est une enquête policière inspirée d’un fait réel. Dans le contexte des années 1920, période folle d’après- guerre où le meilleur et le pire peuvent se côtoyer, un couple de la grande bourgeoisie, les Rostova, font souvent la une des journaux. Lui, grand entrepreneur dans l’import- export accumule maitresses et bonnes affaires, elle, féministe très engagée, conférencière, journaliste et écrivaine n’hésite pas à dénoncer les iniquités sociales. Tout bascule lorsque leur entourage dénonce la disparition de Monsieur puis lorsqu’on découvre son cadavre dans une malle à Nancy. Une enquête est ordonnée. Elle est menée par le juge d’instruction Blondin, le commissaire Tanguy et ses deux inspecteurs. Dès la première entrevue Tanguy est troublé par Alexandra Rostova. Qui est-elle exactement ? Charmante ou charmeuse ? Ingénue ou manipulatrice ? Comédienne rusée ou névropathe ? Affabulatrice, mythomane ? Au fur et à mesure de l’avancement de l’instruction, le commissaire perçoit une grande imagination et une double personnalité chez cette dame intelligente, cultivée et de bonnes manières. L’investigation est structurée par les rebondissements : découverte du cadavre dans la malle, suivi des aveux de madame qui argue dans un premier temps de sa légitime défense - après une mutinerie à Saint Lazare et un court séjour au « trou », la Rostova se rétracte et ne dit plus que la chose et son contraire - Le frère de la victime faisant négoce avec lui, ne serait-il pas le coupable ? - A l’image de Landru, l’épouse, n’aurait-elle pas également tué son premier mari ? – Constatant une tournure de la procédure en défaveur de la prévenue, Tanguy et le docteur de Saint Lazare mettent en place une stratégie pour éviter la guillotine à la Rostova - Le jugement est mal supporté par l’accusé qui accumule comportements emportés, non maitrisés et soliloques époustouflants - Le verdict surprend – Un épilogue pour donner un sens universel à l’histoire (les idées humanistes se transmettent quel que soit le sort du vecteur). En mettant face à face un progressiste (Tanguy) et un réactionnaire (le juge Ernest Blondin) des problèmes généraux sont posés comme le statut de la femme dans une société patriarcale d’après- guerre ; L’impartialité et l’iniquité de la justice par devers les convictions des magistrats et les pressions sociales ; la peine de mort ; le rôle déshumanisant de la prison ; l’importance de l’Amour et de la culture pour donner du sens à l’existence.
Que reste-t-il ?, de Renaud de Chaumaray
Que reste-t-il ? Trois fois rien, et pourtant, sur le bord d’une assiette, sous la table d’une salle de classe, ou bien là sur la peau, à la commissure des lèvres d’un jeune homme amoureux : partout autour de nous, des recoins dans lesquels l’instant passé s’accroche en une trace, une miette… Un monde d’échos fragiles fait de témoins discrets. Un microcosme hésitant, ni contemporain, ni caduc, où le temps n’a pas su trancher. Au gré d’un inventaire inattendu, ce recueil nous révèle la singularité de ces petits vestiges du quotidien où se racontent en creux les histoires et les bouts de vie. Par un jeu de mise en page judicieux, cet ouvrage nous laisse ressentir, imaginer, suspecter la nature du sujet abordé et parfois nous tromper et emprunter de fausses pistes comme des faux-semblants, pour mieux nous surprendre au détour de la page suivante. Car ici les choses ne disent pas leurs noms. Laissant le lecteur aborder chaque nouveau chapitre sans idée préconçue, les textes ne dévoileront leurs titres -et par là même leur sens véritable- qu’une fois la page tournée. Renaud de Chaumaray vit dans son pays Basque natal avec sa femme et ses deux filles. Il y exerce la profession de conseiller en écoconstruction. Contemplatif assidu, son environnement proche est pour lui une source intarissable d’inspiration. Que reste-t-il est son premier recueil à être publié.
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