Spirale
Poème d’un seul tenant en ce qu’il est animé par une seule figure, la spirale, laquelle engendre d’autres images, par analogie ; et aussi inspiré par le sort des réfugiés, des otages et des victimes civiles dans la guerre israélo-palestinienne. Poème qu’on pourrait appeler « engagé » s’il n’était orienté par une transcendance de caractère mystique. De fait, bien des images renvoient à un contexte précis, vécu par l’auteur, directement ou dans son imaginaire, son imagerie personnelle. Ainsi le poème est-il dédié aux « cercles de silence » auquel le poète a participé. Les strophes liminaires y font allusion. Le poème comporte une seconde partie, « Au bord du temps », dédiée à un ami poète dont l’auteur a recueilli les dernières paroles, peu avant sa mort. Il s’est autorisé à commenter en poésie des extraits de l’un de ses derniers recueils. La spirale resserre, avec cet ami cher, ses cercles, non de silence mais autour d’une présence invisible.