L’estuaire, de Thérèse André Abdelaziz

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Estuaire. Confluences. Mémoire du temps, mémoire des lieux, mémoire des hommes, mémoire d’exil. La mémoire est le reflet de la vie et la vie n’est pas toujours droite ni telle qu’elle apparaît. Mémoires multiples et imaginaires. Mémoires métissées, mémoires revisitées  nourries et charriées par les eaux mêlées - douces et salées- du Fleuve et de l’Océan : la Loire et l’Atlantique. Ecriture pointilliste en spirales et entrelacs qui évolue dans des univers différents, avec des variances, selon le thème et les personnages. Certains sont ancrés dans la réalité - voire le quotidien - d’autres sont imprégnés d’onirisme et/ou de fantastique, mais ils se rejoignent ou coexistent parfois dans un même texte. La frontière est ténue. Il y a, dans ces nouvelles, une pointe de romantisme, de réalisme, de poésie, d’humour et toujours de tendresse. A l’image de la vie.

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Le mouroir aux alouettes, de Virginie Lauby

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Quand Paulo, septuagénaire, seul et sans enfant, doit se résoudre à prendre pension « Aux Alouettes », il sait qu’il n’en sortira que les pieds devant. Pourtant la vie s’écoule tranquillement, bercée par les illusions sentimentales de la jeune Marie, les anciennes batailles syndicales de Frédéric, les souvenirs de scène d’Hortensia et les lectures partagées avec Isabella. Mais, l’arrivée d’une nouvelle directrice, Louisa Visconti, bouleverse la vie des pensionnaires. Rapidement la situation se dégrade, et les « Alouettes » deviennent vite un enfer.

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Au-delà de la chair, d’Hervelyne Fauve

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Au-delà de la chair est un roman où se mêlent les souvenirs et les émotions de la narratrice dans une histoire qui met en scène la difficulté à s'offrir, et qui montre les limites de la chair... Après les obsèques de Gus, être asocial rescapé des camps de la mort, Anne G. hérite, à sa grande stupéfaction, de la maison de cet homme qu’elle a rêvé de séduire vingt ans plus tôt là, au cœur du Larzac. A la lumière des témoignages de Jeanne Grimal, la vieille femme confinée dans la rancœur et la frustration, de Monsieur Guibal, le père spirituel de Gus, elle va revisiter les souvenirs enfouis dans sa mémoire : quelques jours passés là autrefois, entre un couple improbable ( la mère juive et son compagnon, ancien kapo à Auschwitz ), la grande désolation du Causse écrasé de chaleur , et cet homme mystérieux obsédé par ses propres sécrétions. Elle découvre que, alors qu’elle était repartie vers son destin de jeune chorégraphe fascinée par le corps et le mouvement, Gus, lui, avait passé le reste de sa vie à nourrir pour elle un amour désincarné, sublimé dans un travail gigantesque et secret de sculpture sur pierre. Il avait cherché, semble-t-il, à la rejoindre dans la recherche éperdue de la Forme. Qui était cet homme, dont l’histoire dévoilée pouvait l’amener à penser qu’il pouvait être son frère… En quelques jours, Anna G. fera le douloureux apprentissage de l’impuissance face au temps qui passe et efface trop de choses ; elle devra affronter les questions qu’elle avait inconsciemment écartées dans sa jeunesse : comment accepter l’idée de la vie et de la finitude, la réalité du corps à la fois complice et ennemi, la folie de la mémoire, qui évince ce qui la dérange pour mieux nous en « bombarder » lorsqu’on s’y attend le moins…

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Clelia de Giuseppe GARIBALDI, d’Yves Branca

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Rome, 1867. L’Italie est constituée depuis le 7 mars 1861 en royaume unifié, auquel manquaient encore la Vénétie, où l’Autriche maintenait sa domination depuis 1815, et le Latium romain, dernier vestige des Etats de l’Eglise, où le pape maintient sa royauté. En 1866, la Prusse, alliée du nouveau royaume, et victorieuse de l’Autriche à Sadowa, a de fait restitué Venise et sa province à l’Italie ( le plébiscite ne fut qu’une formalité) ; mais le roi Victor Emmanuel II de Piémont- Sardaigne, héritier de l’attentisme de Cavour, n’ose encore proclamer Rome capitale du royaume, pour ménager son allié Napoléon III, « l’empereur de l’équivoque », lequel, pour ménager lui-même à l’intérieur le puissant parti catholique ultramontain des contre-révolution-naires français, soutient officieusement le pouvoir du pape. La demi-mesure par laquelle, en 1865, le gouvernement a transféré la Capitale de Turin à Florence est un scandale pour les patriotes italiens de toutes tendances, dont Giuseppe Garibaldi est depuis 1848 le fédérateur et le libre condottière. Arrêté et assigné à résidence dans son île en novembre 1867, après l’échec de sa troisième tentative de forcer le cours de l’histoire pour libérer Rome, il trompe l’ennui de cette oisiveté forcée par deux manifestes politiques sur la « question romaine », sous la forme du roman-feuilleton, où il essaie d’imiter Eugène Sue, et Dumas père, qui fut son ami et compagnon. Le  résultat littéraire est très inégal ; c’est pourquoi le traducteur - il s’en explique dans sa préface-, a jugé bon de remédier autant que possible à cette insuffisance, dans l’esprit même des intentions de l’auteur, comme Dumas l’avait fait pour les Mémoires de Garibaldi, mais en respectant rigoureusement l’économie du texte. Clelia, le plus poétique de ses essais romanesques, a deux grands mérites : celui  de nous livrer les sentiments d’un homme extraordinaire, dont on a pu dire, en dépit de toutes les étiquettes que lui a collées la manie moderne des idéologies, qu’il fut tout ensemble « à sa façon, conservateur, et révolutionnaire » (Alfonso Piscitelli); et celui de nous transporter au cœur de ces terres italiques devenues sujettes de l’histoire après avoir porté les maîtres du monde, demeurée comme hors du temps, et que Garibaldi, en fils généreux, s’efforçait de réveiller d’un long sommeil.

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Berlin, de l’autre côté du mur, de Sandrine Gauvin

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Le jour de ses vingt ans, Marie trouve par hasard une boîte dans le grenier du bar familial. Elle contient des lettres que se sont envoyés deux frères pendant trois ans. Tout commence avec la construction du mur de Berlin en 1961. Simon et Gunther Stein se retrouvent séparés, chacun d'un côté de la ville, avec l'espoir de se revoir. En attendant, ils s'écrivent, tous les jours. La correspondance s'achève par une ultime lettre; mais celle-ci est adressée à Marie. Car il ne s'agit pas d'inconnus, c'est son propre père qui a vécu cette histoire dont elle ignorait tout. Comme elle ignorait l'existence de son oncle. Tout dans ses lettres ramène Marie à l'histoire de sa famille ou comment le mur de Berlin a détruit des vies, celles de ceux qu'elle aime.

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Faustino, de Gianni Bigot

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Texte mis en scène avec les élèves du Lycée de Bourges. Préface de Margaux Gaillard. Faustino a trente ans : il aime Lucie, mais ne peut plus vivre avec elle. Il a du mal à comprendre qui il est, et à accepter ce qu’il est en train de devenir. Issu d’une cité, il en aime les codes, les musiques, les couleurs. Adolescent, il fait les quatre cents coups avec ses « potes » : Jaoued, la terreur de la cité, Mouss, son frère, et Bienvenue, le plus violent. Parallèlement, Faustino suit des études avec Raza, jeune Malgache très intelligent, qui se convertit à l’Islam. Faustino découvre les plaisirs sexuels dans une cave : dégoûté, il s’enfuit. Mais Faustino est un jeune passionné par la littérature, qui supporte mal ce monde de violence. A dix-huit ans, il entre en hypokhâgne ; il espère rencontrer des gens comme lui, mais est très vite déçu par les personnes qu’il rencontre, bornées et hypocrites. Seule Lucie, qui va partager sa vie, trouve grâce à ses yeux. Lorsqu’il veut revoir ses anciens amis, il se rend compte que quelque chose est cassé : ils ont changé, il a changé. Faustino devient professeur de français et se trouve confronté aux élèves dont il faisait partie. Une nouvelle fois, il ne se trouve pas à sa place : il s’est embourgeoisé. Lucie lui demande alors de devenir écrivain. Faustino écrit une nouvelle, qui laisse son amie sceptique. Faustino essaie alors d’écrire sur ses parents, ne cherchant plus à plaire, mais à écrire pour lui. Lucie et Faustino ne cessent de s’éloigner, de s’abîmer, et Faustino, rejoignant le personnage de son roman en construction, décidera de partir seul.

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Crimes à Temps Perdu, de Christine Antheaume

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Un malheureux enchaînement de circonstance, et la vie de Laurène bascule. Quand l’impensable se mêle à l’inconcevable, quand l’émotion se mêle au suspense, cela donne « Crime à Temps Perdu ». Comment une simple mère de famille devient-elle tueuse en série ? C'est assez complexe si l'on en croit le récit de l'héroïne qui nous fait partager les affres de son addiction au crime. Et cela semble parfaitement logique si l'on suit le raisonnement qu'elle est amenée à tenir pour conserver intact le bonheur quotidien de sa famille. Au fond, une meurtrière sommeille en chacune de nous, dès lors que ceux que nous aimons sont menacés. Mais toutes les menaces sont-elles réelles. Temps perdu c'est le nom de l'impasse où habitent les principaux protagonistes de cette histoire... qui pourrait se produire dans votre quartier. Connaissez-vous vraiment vos voisins et vos amis ?

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Les 9 vies de Lucifer, de Jean-Pierre Paumier

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Les 9 vies de Lucifer est un roman illustré avec des planches couleur. C'est l'histoire de Lucifer, très vieux chat au seuil de sa dernière mort qui raconte ses 9 vies à un chaton. Toute l'histoire de l'humanité -au travers de ses plus grands portraits- est ainsi parcourue au rythme des 9 réincarnations de Lucifer. C'est le roman le plus touchant de l'année.

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Le prince des favelles, de Thierry Rollet

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Le prince des favelles vous entraîne dans l'univers sans pitié des contreforts du Morro, la colline de Rio. Aux côtés de Senhorzinho – notre héros - jeune garçon dont on ignore tout puisque lui-même à oublié qui il est et d'où il vient, vous découvrirez une vie âpre où les relations humaines sont régies par la loi du plus fort et surtout par celle du protector. Depuis les bas-fonds de la ville où règne la violence, jusqu'aux beaux quartiers où vivent les "riches" d'un autre univers en passant par les forêts conquises par les bandes armées, vous découvrirez un monde sauvage, un enfer moderne dont notre personnage central sortira pour créer un pays où l'être humain peut retrouver sa place. Ce récit vous emmène loin des clichés touristiques du Pain de Sucre et des plages brésiliennes.

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L’enfance des tueurs, de François Braud

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Roman policier illustré - L'enfance des tueurs est un polar à l'humour décapant qui renoue avec le genre des grands maîtres qui l'ont précédé. On y trouve tous les ingrédients du roman policier noir à la française, avec la touche irrésistible et bien de chez nous d'une plume trempée dans l'acide. C'est la rencontre improbable et burlesque  de trois tueurs et d'un flic ; le destin croisé de personnages égarés dans une histoire qui n'était pas la leur ; le télescopage rocambolesque de vies dont nous connaissons parfaitement le quotidien parce que cela aurait pu tout aussi bien nous arriver...

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